Flux de capitaux / FinTech et actifs du futur

Rapport annuel présenté au Roi : la banque centrale du Maroc publie la rétrospective et les perspectives économiques pour 2025

La banque centrale du Maroc a présenté au roi son rapport annuel 2025, faisant état d'une croissance économique mondiale de 3,4 %, d'une croissance du PIB national du Maroc de 4,9 %, d'une inflation en baisse à 0,8 %, d'un déficit budgétaire réduit à 3,5 %, de la création de 193 000 emplois et de réserves de change suffisantes. La banque centrale a également souligné les risques géopolitiques et les défis structurels.

Résumé TSO

  • La banque centrale du Maroc a présenté au roi son rapport annuel 2025, faisant état d'une croissance économique mondiale de 3,4 %, d'une croissance du PIB national du Maroc de 4,9 %, d'une inflation en baisse à 0,8 %, d'un déficit budgétaire réduit à 3,5 %, de la création de 193 000 emplois et de réserves de change suffisantes. La banque centrale a également souligné les risques géopolitiques et les défis structurels.
  • Flux de capitaux · FinTech et actifs du futur
  • 7 août 2026
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Transparence des sources

Sources originales du reportage

  1. 呈递国王的年度报告:摩洛哥央行发布2025年经济回顾与展望www.bkam.ma

Introduction

En 2025, la Banque centrale du Maroc (Bank Al-Maghrib) a présenté au Roi Mohammed VI son rapport annuel, revenant sur la situation économique nationale et internationale de l’année écoulée et exposant les principales orientations de sa politique. Le rapport indique que, malgré les conflits géopolitiques et les tensions commerciales au niveau mondial, l’économie marocaine a maintenu une croissance soutenue, les pressions inflationnistes se sont nettement atténuées et la situation budgétaire s’est améliorée, mais les défis liés à l’emploi et à la transformation structurelle restent marqués.

Environnement économique mondial

Selon le rapport, la croissance économique mondiale s’est maintenue à 3,4 % en 2025, un niveau identique à celui de l’année précédente, grâce notamment à de forts investissements dans l’intelligence artificielle et les technologies, à des conditions financières accommodantes et à un soutien budgétaire dans de nombreux pays. Toutefois, le déclenchement de la guerre en Iran a perturbé les chaînes d’approvisionnement mondiales et accru l’incertitude. Par ailleurs, des déficits budgétaires élevés et des dépenses de défense ont porté la dette publique mondiale à environ 94 % du PIB, suscitant des inquiétudes quant à la soutenabilité budgétaire à moyen terme.

Sur le plan commercial, après l’imposition de droits de douane par les États-Unis, les mesures de rétorsion sont restées limitées et plusieurs accords commerciaux multilatéraux et bilatéraux ont été conclus. Les tensions commerciales se sont apaisées au second semestre, tandis que le commerce mondial et les investissements transfrontaliers ont rebondi. Les marchés des matières premières ont été contrastés : les prix du pétrole ont continué de reculer, en raison de l’offre abondante de l’OPEP+ et d’une demande modérée ; les cours des métaux précieux ont atteint des records historiques, portés par la fuite vers les valeurs refuges et l’affaiblissement du dollar ; et les prix des engrais ont nettement augmenté, sous l’effet d’une demande soutenue et de restrictions à l’exportation.

Dans ce contexte, l’inflation mondiale a continué de ralentir, mais de manière inégale : dans la zone euro, elle se rapproche de l’objectif de la Banque centrale européenne, tandis qu’aux États-Unis, elle reste supérieure à l’objectif de la Réserve fédérale. Hormis la Banque du Japon, les banques centrales des principales économies avancées ont maintenu des positions accommodantes, ce qui a soutenu la hausse des marchés boursiers.

Économie nationale marocaine

La croissance de l’économie marocaine est passée de 4,4 % en 2024 à 4,9 %. Outre des conditions climatiques favorables, les secteurs non agricoles, notamment la construction et le tourisme, sont restés dynamiques, les services publics ont poursuivi leur expansion, et les prestations sociales ainsi que les niveaux de salaires ont été rehaussés. L’investissement, en particulier public, demeure le principal moteur, avec une hausse de 16,3 %, orienté en priorité vers l’adaptation au climat, les infrastructures liées à de grands événements internationaux, l’extension des infrastructures de santé et la reconstruction post-séisme d’Al Haouz.

Pour ce faire, le gouvernement a alloué un budget additionnel de 13 milliards de dirhams, destiné notamment à soutenir le pouvoir d’achat et les conclusions du dialogue social. Côté recettes, les recettes fiscales ont augmenté de 15,3 %, grâce à la réforme fiscale engagée depuis 2022, à la vigueur de l’activité économique, à l’amélioration du recouvrement des impôts et à l’opération de régularisation volontaire de 2024. Un mécanisme de financement innovant a permis l’entrée de 40,1 milliards de dirhams. Le déficit budgétaire (hors produits de cession de participations publiques) s’est réduit de 3,9 % en 2024 à 3,5 % en 2025, tandis que le ratio de la dette publique au PIB est tombé à 66,6 % (dette intérieure : 49,1 % ; dette extérieure : 17,4 %).

Inflation et emploi

Malgré l’accélération de la croissance, l’inflation au Maroc est restée faible, avec une moyenne annuelle de seulement 0,8 %. Cela s’explique principalement par la baisse des cours internationaux du pétrole, par le repli des prix de la viande fraîche à la suite de l’appel du Roi à renoncer au sacrifice des animaux, par la baisse du prix de l’huile d’olive grâce à une récolte abondante, ainsi que par la politique monétaire appropriée de la banque centrale, autant de facteurs qui ont contribué ensemble à la modération des prix.Le marché de l'emploi s'est quelque peu amélioré : 193 000 emplois ont été créés en 2025 (82 000 en 2024 et -157 000 en 2023). Cependant, le taux de participation à la main-d'œuvre reste faible : la population en âge de travailler a augmenté de 407 000 personnes, mais seulement 177 000 sont entrées sur le marché du travail, si bien que le taux de chômage s'établit encore à 13 % et que la tendance à la hausse du chômage des femmes et des jeunes de 15-24 ans n'a pas été inversée. S'agissant de la qualité de l'emploi, les emplois sous contrat ont augmenté, mais les emplois temporaires et saisonniers se sont également accrus.

Secteur extérieur et balance des paiements

De vigoureux investissements ont stimulé les importations, qui ont augmenté de 8 % (la facture énergétique s'étant réduite grâce au repli des prix internationaux du pétrole), tandis que les exportations ont progressé de 3 %, portées principalement par les phosphates et leurs dérivés ainsi que par le secteur aéronautique. Les exportations automobiles ont enregistré leur première baisse depuis des années (hormis celle due à la pandémie de 2020). Le tourisme international s'est distingué, avec des recettes touristiques atteignant 138,6 milliards de dirhams ; les transferts de fonds des Marocains résidant à l'étranger se sont élevés à 122 milliards de dirhams, compensant l'élargissement du déficit commercial (20,5 % du PIB), ce qui a permis de maintenir le déficit du compte courant à 2,4 % du PIB.

Les investissements directs étrangers ont fortement augmenté pour atteindre 60,6 milliards de dirhams (3,5 % du PIB). Le Maroc a retrouvé sa note de crédit souveraine « investment grade », ce qui lui a permis d'émettre 20,9 milliards de dirhams d'obligations souveraines à des conditions avantageuses. Les avoirs officiels de réserve ont ainsi augmenté pour s'établir à 442,9 milliards de dirhams, soit l'équivalent de 5 mois et 11 jours d'importations de biens et services, conformément aux critères d'adéquation du FMI.

Politique monétaire et marché des changes

La banque centrale a poursuivi l'approfondissement du marché des changes afin que le taux de change reflète mieux l'offre et la demande. Grâce à la consolidation des réserves et à la stabilité macroéconomique, le taux de change du dirham face au dollar s'est maintenu dans sa bande de fluctuation, sans intervention de la banque centrale.

Conclusion

Le rapport annuel 2025 de la banque centrale du Maroc témoigne de la résilience de l'économie dans un environnement international complexe, tout en signalant des défis de long terme tels que la soutenabilité budgétaire, l'emploi des jeunes et la diversification de l'économie. La banque centrale continuera de veiller à la stabilité des prix et à la stabilité financière et de promouvoir des réformes structurelles à l'appui du développement durable.

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